Mon cher ami Koupranom ABHAY
Dû à ma santé et à celle de mon épouse il est très difficile pour nous de faire des voyages lointains, et si
Si premier tu rentres au pays
Apporte mes vœux attendris à tous les gens de mon village
Aux amis, à l’aréopage
Aux esprits et âmes errants à ceux dont l’ici est manquant
Si premier tu rentres au pays
Apporte-leur mes vœux chéris
Dis à ma mère(1) que je l’aime
Que c’est pour elle, ce poème
Et que jamais je n’oublierais
Ce que les Khoubas(2) m’enseignaient
Si premier tu rentres au pays
Apporte mes vœux adoucis à la perle alors de mon cœur
A qui j’espère le bonheur
Et que s’efface pour toujours
Le goût amer de notre amour
Si premier tu rentres au pays
Apporte mes vœux infinis à la pagode de Paksé ;
Prie pour nos amis, nos aînés
Pour ceux qui déjà sont partis
Et les bâtisseurs du pays(3)
Si premier tu rentres au pays
Porte-leur mes vœux attendris
Des plantes dans les champs voisins
Plonge pour moi dans le parfum
Des fleurs de nos frangipaniers
Offre-toi un riche bouquet
Si premier tu rentres au pays
Apporte-leur mes vœux chéris à mère Khone Phapheng(4) assourdie
Avoue toute ma nostalgie
Là mes larmes se sont brisées
Contre ses vagues agitées
Si premier tu rentres au pays
Apporte mes vœux adoucis
Qu’ils soient monarque ou dirigeant
Miséreux ou bien paysan
Propose-leur à tous la paix
Ces débats sont bien trop abstraits
Si premier tu rentres au pays
Apporte mes vœux infinis à nos amis, plein de bonheur
Et puis l’envie du fond du cœur
Que ma place y soit conservée
Que la flamme soit ravivée
Saysamone AMPHONESINH
19 Janvier 2008
(1)
Sao-Ban, les gens du village = pays (2) Khoubas = les moines , les bonzes, les maîtres (3) ceux qui ont construit ce pays, peu importent leur origine, leur opinion politique, leur religion ou leur race
(4) Chutes de Khone Phapheng au sud du Laos