Je m’allonge sur la plage au bord du Mékong
J’entends résonner d’un temple lointain le gong
Une brise disperse un parfum de jasmin
Le soleil se couche sur l’horizon lointain.
Et je cherche qui pourrait partager l’aimable
Synchronie de cette soirée si agréable
Alors mon esprit fuit dans le ciel qui s’étoile
A la poursuite de mon ange qui se voile.
Soudain apparaît une flèche étincelante
Entre nuages et planètes, éclatante ;
Qui sourit à ma surprise de me trouver
Devant une fée. Et elle de m’observer.
Elle commença à me parler – Oh ! Quel honneur -
Un immense bonheur s’empara de mon cœur
L’ange me demanda : « Pourquoi aimes-tu tant
Les dames et les chants ?». Hésitant un instant,
Je lui répondis « La femme est de mes enfants
La mère. Par elle viennent tous les printemps,
Elle est le pays de mon amour infini
Guide et poète d’un destin par elle uni.
Elle chante mes poèmes avec passion
Plante roses et Champa comme une évasion
Et – hélas – quand elle souffre je souffre aussi
Elle est ce bonheur qui rend mon cœur sans souci. »
Je fus soudain transporté en une seconde
Plus de trente ans après, c’était un nouveau monde
Un paradis où au bonheur l’on communie
Avec mon ange et mes enfants en harmonie.
Ce sont mes chansons qui font tourner les manèges
Tu sais, c’est pour toi que j’ai écrit ces arpèges
Si un jour je meurs sans t’ouvrir mon cœur alors
Sache qu’il y est imprimé « Je t’aime encore ».