J’ai cru qu’avec le temps, au bout de trente années,
Que tout s’en irait, que tout irait, comme avant,
Mais rien ne peut éroder ton nom, ni le vent,
Ni les marées sur ces plages abandonnées.
Avec le temps, après trente hivers, et le gel,
Je pensais qu’était éteint le feu de mon âme,
Mais les cendres en cachaient seulement la flamme,
Et ton souvenir enfoui me semble immortel.
J’ai cru qu’avec le temps, au bout de trente années,
Que tout s’en irait, qu’enfin tout s’effacerait,
Que ma nuit s’éclaircirait, que l’air sécherait,
Que notre mémoire oublierait nos destinées.
Avec le temps, les tempêtes et les courants,
J’avais cru que ton reflet se dissiperait,
Que ton sourire dans les flots s’évanouirait,
Que ton parfum s’y perdrait avec les printemps.
Avec le temps, au bout des ans, la vie reprend,
Pourtant j’espère encore que tout s’en ira,
Et j’écris pour celle qui s’en va. Tout ira,
Avec le temps, je n’irais plus en soupirant.
Avec le temps, au bout des ans, la vie reprend,
Pourtant j’espère encore que tout s’en ira,
Et j’écris pour celle qui s’en va. Tout ira,
Avec le temps, je n’irais plus en soupirant.
Avec le temps, je n’irais plus en soupirant.
Avec le temps.
Saysamone AMPHONESINH
6-Déc-2007