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Mes amis, ici-bas, toute chose a son charme.
Dans la belle cité de santal odorant (1),
Il est à constater qu’après le Nouvel An,
Tous les êtres vivants se portent comme un charme.
Les jours d’avril, jetant dans les cœurs des alarmes,
Sont, hélas ! trop brûlants et, tout le mois durant,
Nous nous en plaignons ; mais le parfum pénétrant
Des fleurs de la saison nous émeut jusqu’aux larmes.
On sent le renouveau : le flamboyant, au bord
Du grand fleuve, apparaît comme un rouge décor.
C’est au mois de mai que la fête des fusées (2)
Bat son plein ; elle marque, ainsi que le labour,
Le jour du Nirvâna de Bouddha. Nos pensées
Vont alors vers le Vat (3), les bonzes, tour à tour.
P. S. NGINN
Recueil de P.S.NGINN.
Fondateur de l'Académie Royale Lao
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