auteur:  
Koupranom Abhay

 

 

Le souvenir d'une nuit d'été

 

 

Que me restera-t-il de mon île ancestrale,
De mon passé après tant d’années d’errance,
De mon Mékong plus que la Seine de France,
Que me restera-t-il de mon amour fatal,  
 
De tes lèvres en mon cœur, de mes pleurs sur ta joue,
Nous avons vécu unis les derniers instants,
Sous l'arbre centenaire des rouges flamboyants, 
Avec la lune inquiète et le cri d’un hibou 1.

 
Je n’ai rien oublié ! Ni ton parfum exquis
Qui flotte encore dans mes pensées agitées,
Ni le Ho Kham, les odeurs de la nuit d’été,
 
Ni la douceur de ton beau visage troublé,
Ni le Vat Pra Kéo, le grand That Louang vénéré !
Seriez-vous là ? Ô mes amours ! Ô mon pays !

 

 


Koupranom Abhay

  

 1 Le cri du hibou, dans la tradition lao,
 est un mauvais présage.