à la mémoire de mon frère
Koupraseuth ABHAY
La nuit est longue pour celui qui veille,
Thipha Sakhalato Latti , Sathou ,
Les grands flamboyants aux couleurs vermeilles
Constellent la route au roi Tiao Anou ;
Et dans ma solitude rien que Phou Noy
Pour me guérir des blessures infinies,
De l’exil à la ruine de ma foi,
Mon cœur peine de me suivre à l’envi.
Je ne suis qu’un petit point de la vie,
Le ciel est trop haut, la terre trop grande,
Et toi, mon cher aîné, tu es parti,
Sans jamais te plaindre, libre pour toujours,
Et je n’ai que ce sonnet en offrande
A toi et à Muong Khong, mon seul amour.
Koupranom ABHAY
Paris le 20 Octobre 2011