auteur:  
Koupranom Abhay

 

At Tou Ti Ma



On ferme les portes et on torture les chiens,
On exclut la presse et on tue les Tibétains,
On frappe d'abord et on demande ensuite,
La résistance en loque sera-t-elle détruite ?

Pauvre Tibet ! Un peuple sans droit et sans terre,
Ballotté par les Puissances au gré des affaires,
Souillé dans sa chair par un négoce sans loi,
Réduite à mendier la Paix pour prier sa foi.

Mécréant ! Tu as tort de jouer au sourd-muet,
Le destin des gueux comme celui des Radjas,
Tantôt tout en haut près de Râ, bientôt en bas,

Au ras des flores à brouter avec les baudets,
Que les champions se voilent la bouche de noir,
Et dénoncent que Lhassa n'est pas un mouroir.



 
Koupranom Abhay
17/03/2008