Ruines du temple Wat Phou, un haut lieu Bouddhique





Wat Phou signifie le Temple de la Montagne. Le site de ces ruines mystiques se trouve à 8 km de Champassak et est orné d'innombrables et de magnifiques frangipaniers centenaires.
Ce temple khmer, antérieur de plus de deux siècles à celui d’Angkor, s’échelonne sur les flancs d’une montagne en forme de lingam, le phallus symbole aniconique de Shiva, l’une des représentations divines les plus ancestrales.

L’ensemble du temple de Wat Phou est un témoignage exceptionnel des cultures d’Asie du sud-est, et en particulier de l’empire khmer qui domina la région du Xe au XIVe siècle. Wat Phou illustre remarquablement l’intégration d’un paysage symbolique d’une grande valeur spirituelle dans son environnement naturel.

Illustration de l’interprétation hindoue de la relation entre la nature et l’humanité, Wat Phou se targue d’un remarquable ensemble de monuments et autres structures disséminées sur une vaste superficie entre fleuve et montagne, certains dotés d’une architecture exceptionnelle, beaucoup abritant de magnifiques œuvres d’art, et exprimant tout une conviction et un engagement religieux intense.

 


En 1867 un explorateur Français du Mékong, Francis Garnier donne la première description du Wat Phou. En 1907 Etienne Edmont Lunet de Lajonquière cartographie le temple. En 1914 Henri Parmentier écrit le premier rapport scientifique à propos du temple. En 1986, a lieu une enquête à propos de la ville ancienne. Entre 1991 et 1998 des excavations sont menées par une mission archéologique française en coopération avec le ministère Laotien de la culture autour de la fontaine sacrée et du sanctuaire ainsi que dans différents temples de l'ancienne ville.
Des recherches sont menées systématiquement sur un territoire de 500 km². En 1998 le gouvernement laotien adopte une ligne de conduite pour la conservation et la protection du site archéologique proposé. En 1999 et 2000 a lieu une mission Unesco italo-laotienne pour la Nomination au Patrimoine Mondial. Enfin en 2001 le Parc Archéologique de Champassak est nommé au Patrimoine Mondial!


 
Une vue generale du site Wat Phou

Cet ensemble et le Wat Phou sont situés au pied d'une montagne dont le sommet, le Phou Kao,  est associé au Linga, symbole phallique de Shiva. Shiva dieu principal, représente le pouvoir de destruction des ennemis et chevauche Nandi le taureau. Comme à Prambanan, nous retrouverons ici la trinité hindouiste avec Brahma, le dieu à quatre têtes, qui concilie Shiva et Vishnou. Ce dernier, est le dieu de la force centripète qui concilie les éléments et de son nombril est né... Brahma.

Cette montagne est donc sacrée et la présence d'une source perpétuelle à sa base a bien sûr incité les anciens rois de la région à installer ici un sanctuaire Shivaïte. L'ensemble inscrit au patrimoine mondial comporte également une ville préangkorienne située vers les rives du Mékong. Cette ancienne ville a été crée au V siècle après JC et un siècle plus tard elle était la capitale du roi Mahendravarman.

Par la suite l'importance politique de la cité décroîtra car les dynasties déplaceront leur centre pour finir dès le IX siècle avec Angkor (Cambodge) comme capitale.

Les Frangipanier de Wat Phou

Cependant les souverains khmers n'oublieront jamais Wat Phou et son entretien sera toujours garanti en tant que sanctuaire religieux de premier ordre. Par la suite Wat Phou deviendra un sanctuaire Bouddhiste quand ce dogme s'installera en Asie du sud-est. Aujourd'hui le site est toujours très vivant notamment à la pleine lune du mois de février où un grand pèlerinage attire de nombreux fidèles.

Si des inscriptions du cinquième et sixième siècle font état d'un temple dans la montagne contemporain de la ville, il n'en reste rien, cependant l'ensemble religieux que l'on peut observer aujourd'hui date du onzième, douzième et treizième siècles. L'ensemble est orienté vers le pied de la montagne et sa source sacrée dans un axe est-ouest. Les deux lacs artificiels à l'entrée du site sont une représentation métaphorique de l'océan entourant la terre et servent de bassins. Une allée bordée de bornes sculptées mène vers deux bâtiments du onzième siècle aux frontons décorés de sculptures. Puis, passé cette esplanade, un escalier gravit la montagne en étapes successives après être passé devant un petit temple dédié à Nandi, le taureau sacré de Shiva.

Le charme de la déeesse


Sur la terrasse supérieure est bâti le sanctuaire principal datant du onzième siècle. Les murs extérieurs sont décorés de gardiens sculptés et sur les frontons surmontant les portes nous pouvons observer des linteaux sculptés représentant Khrisna, Indra, Vishnou, Shiva mais aussi des scènes de Ramayana. Transformé en sanctuaire Bouddhique, le temple comporte maintenant trois statues de Bouddha qui bouchent l'accès à une salle dans laquelle était abrité un linga (symbole phallique de Shiva, cf plus haut) sur lequel coulait visiblement à une époque un filet d'eau venant de la source situé à quelques dizaines de mètres de là. Cette dérivation de la source vers ce linga était exceptionnel dans la religion hindouiste khmer et donne un caractère unique à  Wat Phou. Les eaux de cette source étaient sacralisées par un petit temple, des statues de Shiva mais aussi de Bouddha.

Wat Phou
est toujours considéré comme un haut lieu Bouddhique où les Laotiens viennent dans un but spirituel.

des linteaux richement sculptés

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Dork Champa

Fleurs des Frangipaniers


Dork Champa ! Ô ma belle princesse préférée
Les poètes t’ont chantée, les Lao t’ont magnifiée
La plus plus belle de nos chansons t’a consacrée
Mes parents t’ont plantée dans tous leurs lieux bénis
Dans leurs vergers, épanouie, tu nous fais rêver !
Tu es la meilleure des fleurs des floralie

Et tu es la fleur de mon premier rendez-vous
Au bord du Mékong, mon cœur déborde de tendresse
Et tu nous surveilles, et moi, et la princesse
Tout en nous est envoûté de ton parfum si doux

J’aime ton sourire, ton regard, ton bonheur
J’aime ta fragrance, ta douceur, tes couleurs
J’aime tes chansons, tes yeux de biche, ta voix d’or
Entre ciel et terre, tu purifies nos cœurs

 

                                          Voir poème intégral
 
co-auteur: Saysamone AMPHONESINH  
 et
       Koupranom ABHAY